Femmes et cité

Devenir féminine en banlieue

Etre la femme qu’on aspire à être

J’ai grandi en banlieue dans une cité.

Passionnée de mode et de dessin, j’ai été très coquette dans ma jeunesse. De manière antagoniste, j’ai toujours aimée pratiquer le sport. « Antagoniste » car jouer au ballon reste une activité qualifiée « de garçon ». Il est intéressant d’analyser la manière dont j’allais développer, associer et discerner mes énergies féminines de mes énergies masculines.

Entre les tours des grands ensembles, très vite, j’ai senti qu’il serait une tâche ardue d’exprimer ma féminité comme je l’entendais. Les situations dures et pénibles de l’environnement dans lequel je grandissais m’ont fait croire qu’il fallait que je développe une plus grande part de masculinité si je voulais m’en sortir.

Grandir en cité, en banlieue, dans des configurations familiales délicates, ou manquer de confiance en soi sont tant de situations pouvant nous faire manquer l’occasion de faire ressortir la femme en nous. Pour paraître forte, nous avons pris l’habitude de sur-développer nos attitudes masculines dans ces cadres de vie.

Aujourd’hui, je constate que ce sujet n’est pratiquement pas abordé dans le débat public. C’est car je pense qu’on néglige grandement ce pouvoir qu’est la féminité que j’ai créé ce site. Je pense qu’il manque à beaucoup d’entre nous ce logiciel qui ferai de nous des femmes complètes.


« Renoncer à sa liberté c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité, même à ses devoirs. (…) Une telle renonciation est incompatible avec la nature même de l’homme, et c’est ôter toute moralité à ses actions que d’ôter toute liberté à sa volonté. » Jean-Jacques Rousseau – Du contrat social


Le pouvoir d’être femme

La féminité relève de votre attitude, votre assurance et de votre style. C’est savoir jouer de ses charmes et de sa sensualité. Etre élégante et charismatique.

La féminité est un pouvoir. J’ai l’intime conviction que c’est le pouvoir le plus puissant d’une femme. Bien sûr, nous ne sommes pas obligés de nous reconnaître dans l’image traditionnelle qu’on se fait d’une femme. Cependant, nous avons le droit de connaître et comprendre les codes de la féminité, nous avons le droit de nous les approprier. Jouons de nos énergies féminines et masculines pour devenir la personne de nos aspirations.

Aujourd’hui, il est impératif que les femmes vivant dans des milieux difficiles se sentent libres. C’est le moment d’embrasser votre féminité comme un pouvoir, et non comme une vulnérabilité.

Libre d’être femme


« Quelle vie vit-on quand on n’a pas la vie qu’on veut ? Qui sommes-nous quand on ne peut être que ce que l’on peut ? Enfermés par les dogmes et codes sociétales, cloisonnés par l’effort d’être ce qu’on n’est pas » Damso – Julien


Soyez libre de devenir qui vous voulez être.

La liberté est un choix. Il n’est pas simple d’être une personne libre car nos choix nous exposent aux jugements.  Il faut s’armer de courage pour devenir qui on est. L’usage de nos libertés ; nos choix ne sont et ne seront jamais faciles et sans conséquence. La contrainte sera toujours omniprésente, le poids de la société toujours aussi écrasant. Met un décolleté et tu seras une de fille facile ; Couvre toi et tu seras une femme coincée.

Et si, à partir d’aujourd’hui, on choisissait une option qui fasse abstraction de la pression sociale. Et si, on n’en avait que faire d’être une coincée ou une fille facile. Peut-être, c’est là, le premier pas dans notre quête du bonheur.

Devenir la femme que vous voulez être peut-être plus difficile selon l’environnement dans lequel vous vivez. Il se peut qu’au sein de votre cadre de vie, il ne fasse pas bon d’être une femme. Cependant, on ne dispose que de très peu de pouvoir sur les autres. Exerçons ce pouvoir sur nous-mêmes.

Il est plus simple de rester dans le confort de qui nous sommes. Plus difficile d’embrasser notre féminité et la personne que nous voulons être. Et pourtant, dans cette dernière, se manifeste l’expression de notre liberté la plus concrète.  Ce choix, peut-être le plus réprimé socialement, mais constitue le chemin pour arriver à ce que vous voulez être.

C’est pour cela que j’aimerais, en tant que femmes, que nous nous sentions le plus libre possible. Si le modèle que l’on a fait de vous ne vous convient pas ; changez et usez de votre liberté. Quitte à en payer le prix.

Bienvenue sur la Cité des femmes. Ce magazine sert à toutes les femmes qui n’osent pas embrasser leurs féminités. Mais également à moi-même, constamment en travail pour devenir la femme que je veux être.


«  Dans la vie on ne fait pas ce que l’on veut mais on est responsable de ce que l’on est. » Jean Paul Sartre


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3 commentaire

  1. Les pouvoirs publics ne s’emparent pas tant de la question, mais les sociologue si. J’étais tombée sur une étude qui racontait justement que les jeunes filles des quartiers avaient tendance à adopter un comportement plutôt « masculin » afin de déjouer et détourner la misogynie éventuelle qu’elles pouvaient rencontrer. En fait, le sujet en tant que tel ne peut pas intéresser les pouvoirs publics, par contre il s’inscrit dans le débat plus large des normes de genres, qui lui intéresse les pouvoirs publics.

    1. Je réfléchis justement à écrire un article sur la manière dont se dissocie féminité et normes masculines. Dans les quartiers, les normes de genres « classiques » semblent bouleversées par l’environnement social. Sujet qui, comme décris dans votre commentaire, a intéressé quelques sociologues. Merci pour ce commentaire très pertinent.

  2. […] Pour devenir féminine, il a fallu chercher qu’elle était ma vision de la féminité. En grandissant, j’ai compris qu’il existait autant de femmes que de manifestation leurs auras. J’ai pris du recul sur l’image clichée véhiculée de la femme et de la beauté pour réussir à me construire et devenir celle que je voulais être. […]

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